Camille, mon envolée de Sophie Daull

Publié le par Stefsav

Camille, mon envolée de Sophie Daull

Résumé :

Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard « franc, droit, lumineux », les moments de complicité, les engueulades, les fous rires ; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent… Écrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.
Loin d’être l’épanchement d’une mère endeuillée ou un mausolée – puisque l’humour n’y perd pas ses droits –, ce texte est le roman d’une résistance à l’insupportable, où l’agencement des mots tient lieu de programme de survie : « la fabrication d’un belvédère d’où Camille et moi pouvons encore,
radieuses, contempler le monde ».

« Dans les jours d’après, nous distribuerons tes soixante-dix-sept peluches, une par une ou deux par deux, à des fossés dans les campagnes, à des clairières, à des rochers. C’est joli, ces ours, ces lapins, ces petits chats abandonnés sur les tapis de mousse, prenant la pluie sous les marguerites. »

(Sources : Editions Philippe Rey)

 

Mon avis :

Le récit que nous livre Sophie Daull est le cauchemar de n'importe quel parent : survivre à son enfant... Comme le dit l'auteure,"nous n'avons pas de nom. Nous ne sommes ni veufs, ni orphelins. Il n'existe pas de mot pour désigner celui ou celle qui a perdu son enfant". Horreur d'autant plus grande lorsque le décès survient au cours d'une période qui se veut festive, celle des fête de fin d'année...

Avec beaucoup de pudeur et quelques touches d'humour, Sophie Daull nous livre ce récit en deux temps du drame qu'ils ont traversé.... D'abord ces quatre jours qui ont conduit au décès de sa fille, puis les prépartifs de l'inhumation en pleine période des fêtes de fin d'année et les semaines qui ont suivi. Nul doute que de jeter ces mots sur le papier a dû lui permettre de survivre à ces épreuves, à l'inénarrable... Mais à aucun moment, je n'ai eu la sensation de tomber dans du voyeurisme ce qui aurait pu être le cas dans un tel récit...

Ce livre est un magnifique Hymne à l'amour d'une mère pour son enfant, un superbe hommage à sa fille qui ne peut laisser insensible. Mes larmes ont coulé régulièrement et à aucun moment on n'oublie qu'il ne s'agit pas d'un roman mais bien d'un témoignage, d'un vécu réel.

Madame Sophie Daull, je vous salue bien bas, car je ne suis pas persuadée que n'importe qui confronté à cette épreuve aurait pu l'écrire, la décrire avec autant de retenue et de pudeur. C'est un bien bel hommage que vous avez rendu à votre fille que nous n'oublierons pas !

Difficile de dire que ce livre a été un coup de coeur vu l'ampleur des émotions qui s'en dégagent, mais je vous avoue que cette lecture m'a bouleversée.

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