Mon désir le plus ardent de Pete Fromm

Publié le par Stefsav

Mon désir le plus ardent de Pete Fromm
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Résumé :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

Mon désir le plus ardent est le portrait d’un couple ancré dans le temps présent qui affronte avec courage et humour les épreuves de la vie. Avec sa voix pleine d’énergie, tout à la fois drôle et romantique, Pete Fromm nous offre une histoire d’amour inoubliable.

(sources : Editions Gallmeister)

Mon avis :

J’ai découvert les Editions Gallmeister grâce à la mise en avant de Yoann de Cultura Mondeville pour « On en discute » en Septembre 2017, du roman Une Histoire des Loups de Emily Fridlund. Je suis tombée sous le charme du « nature writting » et je surveillais donc les sorties de cette maison d’éditions. Mon desir le plus ardent m’a d’abord interpelée par sa couverture rose : je m’attendais comme pour grand nombre des romans de cet éditeur à une couverture aux tons verts ou bleus… Mais non, celle-ci était rose ! La quatrième de couverture évoquant la sclérose en plaques m’a convaincue de céder à la tentation. Et quelle lecture !

Une fois de plus la nature est mise en avant. Quelle cérémonie de mariage étonnante que celle de Maddy et Dalton : ces vœux, « mon désir le plus ardent », échangés au bord de l’eau, suivis de cette descente de rivière en rafting… On se sent tout de suite embarqué avec eux dans leur embarcation et on pressent que cette histoire d’amour ressemblera à cette descente : de la vitesse, des émotions, la peur, mais on a malgré tout envie d’imaginer pour eux le meilleur.

Sauf que le diagnostic terrible de sclérose en plaques entre dans leur vie en même temps que leur fils qui répond au « doux » prénom d’Attila, mais qu’ils appellent Atty ! Selon la citation célèbre, Attila aurait dit « Là où passe mon cheval, l’herbe ne repousse pas », ici, c’est leur vie en pleine nature qui s’efface avec l’apparition de la sclérose en plaques…

« Mon désir le plus ardent » est un terrible témoignage d’amour. Maddy tend plusieurs perches à Dalt pour qu’il parte, qu’il la quitte et renoue avec sa vie à « l’état sauvage », qu’il continue à vivre ses rêves de nature sans la voir diminuer au gré de l’apparition des symptômes. Mais par amour, justement, Dalt prend la décision de quitter la nature et ses rêves de liberté pour accompagner celle qu’il aime. On ne connaît cette force immense que lorsqu’on l’a soi-même traversée, et Dalt m’a touchée : je me suis revue face à la maladie de mon mari, avec cette force venue de nulle part qui nous pousse à aller de l’avant, à devancer l’avenir en essayant de parer chaque petit symptôme qui ne demande qu’à grandir…

Mais j’ai été plus émue encore par Maddy. D’abord parce qu’une amie est atteinte de cette terrible maladie et que la plume de Pete Fromm, à travers le récit de Maddy, a fait résonnance avec les mots de mon amie sur ses maux… Mais aussi parce que Maddy, bien que terriblement consciente de son état, garde jusqu’au bout cet humour qui lui permet de lutter malgré tout contre la maladie. Jamais on ne tombe dans le pathétique : même dans les moments les plus terribles, ceux qui vous font monter les larmes au bord des yeux, il y a toujours une dose d’espoir et d’humour. Et là, j’ai retrouvé mon mari qui même dans les pires moments n’a jamais baissé les bras.

Vous l’avez compris ce roman m’a bouleversée, le côté nature writting m’a permis des pauses salvatrices.

En écrivant cette chronique, j’ai eu la curiosité de rechercher la signification du prénom Izzie, le second enfant de Maddy et Dalt (qui s’étaient toujours imaginé avec deux enfants répondant à ces mêmes prénoms). Izzie, dans sa version féminine, signifie « Dieu est serment », et st la version hébraïque d’Isabelle. Au masculin, Izzy vient du grec isidôres signifiant « cadeau, présent d’Isis ». Et cette petite Izzie qui entre dans leur vie est les deux à la fois : elle est cette petite fille qu’ils désiraient, ce serment qu’ils s’étaient fait, imaginant leur vie avec leurs deux enfants Atty et Izzie… Mais elle est aussi un magnifique cadeau qui leur offre un espoir, un répit dans la lutte cotre la maladie qui peu à peu emplit leur vie, efface leurs rêves… Je ne sais pas si Pete Fromm est allé si loin dans sa réflexion autour des prénoms, mais ce « peut-être » hasard m’a interpelée, a renforcé mon « amour » pour ce livre.

Un magnifique témoignage de ce qu’est l’amour envers et contre tout, un moment où je n’ai cessé de penser à mon amie et à mon mari…

Ce livre est un immense coup de cœur, mais attention pour les lecteurs très sensibles…

Publié dans Coup de coeur 2018

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